Fonctionnement

La SPOV reçoit les oiseaux 7 jours sur 7 toute l’année à l’infirmerie de Châtillon.

Plusieurs bénévoles aident tous les jours, en particulier pour le nourrissage des oiseaux.

Plus de 10 oiseaux par jour peuvent ainsi arriver à Châtillon, soit près de 3000 par an.

Les personnes amenant les oiseaux sont très variables. On peut citer pêle-mêle :

– les particuliers qui ont trouvé un oiseau en difficulté sur la voie publique ou dans leur jardin et qui connaissent la SPOV par les médias
– les membres de l’association
– les vétérinaires d’Ile de France, notamment de Paris, qui envoient les pigeons qu’ils reçoivent dans leur cabinet
– les services municipaux d’entretien, en particulier des parcs et jardins
– les mairies qui demandent à la SPOV d’intervenir en cas de problèmes posés par certaines populations d’oiseaux, en particulier des pigeons
– les sociétés de construction, d’entretien, ou de démolition de bâtiments, qui trouvent des oiseaux ou des nids installés sur leur lieu d’intervention
– les pompiers, la police, ou la gendarmerie, qui ont ramassé des oiseaux en difficulté sur la voie publique à la demande de particuliers
– les associations de protection animale qui envoient leurs adhérents lorsqu’ils ont trouvé un oiseau
– les syndics de copropriété d’immeubles qui demandent à la SPOV de les débarrasser des nids d’oiseaux
– les sociétés de transport comme la RATP dont les installations peuvent être dérangées par les oiseaux, en particulier – les pigeons enfermés dans les stations de métro
– les fourrières des communes qui ne savent que faire des oiseaux trouvés et les confient à la SPOV

ois10Cette liste non exhaustive montre à que point la SPOV est sollicitée dès qu’il s’agit de recueillir des oiseaux en difficulté dont personne ne sait que faire, et comme elle se trouve bien seule pour effectuer cette tâche dans l’énorme agglomération que représente l’Ile de France. Il faut aussi souligner combien le maigre personnel et le bénévoles de la SPOV sont dévoués pour recevoir à toute heure et gratuitement tout oiseau en détresse quel qu’il soit. Enfin, il est remarquable de noter comme les autorités et les administrations ont pris l’habitude au fil des ans de se reposer entièrement sur la SPOV pour intervenir et régler les problèmes concernant la cohabitation entre l’homme et les oiseaux, en particulier les pigeons, dès qu’ils se présentent.

Il faut préciser que bien souvent, la SPOV est simplement avertie par un des acteurs cités plus haut qu’un oiseau se trouve difficulté. Elle doit alors se débrouiller pour envoyer quelqu’un recueillir l’animal, parfois dans des endroits inaccessibles.

Dès leur arrivée et après un rapide diagnostic, les oiseaux sont déparasités et reçoivent des soins. Puis ils sont nourris si besoin est et mis en observation à l’infirmerie dans des box individuels. Le personnel est bien rôdé et tout se déroule sans perte de temps. Les pathologie et problèmes rencontrés sont toujours les mêmes et les protocoles de traitement bien établis. On peut citer comme principales causes d’entrée à l’infirmerie :
– les traumatismes de toute nature, entraînant plaies et fractures
– les maladies infectieuses, notamment la salmonellose chez le pigeon
– les maladies parasitaires, notamment la trichomonose
– la prédation par les animaux domestiques
– le dénichage de jeunes oiseaux encore immatures
– les intoxications, notamment par le anti-coagulants
– les états de dénutrition avancée
– les maltraitances volontaires

Le vétérinaire de l’association passe toutes les semaines pour voir les cas les plus graves. S’il y a des interventions chirurgicales à effectuer, il les fait sur place dans une pièce affectée à cet usage et dotée de tout le matériel nécessaire, notamment un appareil d’anesthésie gazeuse.

ois11Les oiseaux restent à l’infirmerie où ils sont nourris et reçoivent des soins et un traitement tant que leur état le nécessite. L’association dispose d’une pharmacie complète sous le contrôle du vétérinaire. Sitôt guéris et autonomes, les oiseaux sont transférés dans l’une des 15 volières du jardin, où ils sont classés par espèce.

Les oiseaux jugés entièrement autonomes sont relâchés à la campagne ou dans des biotopes favorables à leur espèce. Les oiseaux handicapés ou conservant des séquelles de leur maladie sont gardés dans la mesure du possible dans des volières du jardin. Les oiseaux présentant des pathologies trop graves sans espoir d’amélioration sont euthanasiés par le vétérinaire. Les pigeons domestiques sont quant à eux relâchés sur des propriétés privées où ils restent plus ou moins sédentaires.

Toutes les entrées et les sorties d’oiseaux sont consignées sur un registre.